M. Dupin a créé l'association "pain contre la faim" en 1993. Cette dernière reconnue d'intérêt générale en 2014 à récemment déménagée à La Chapelle Saint-Aubin (Sarthe).

En 1993, M. Dupin (eh oui !), de La Bazoge (Sarthe), décide de démarrer une activité de recyclage du pain qu’il tranche à la main dans son garage. L’activité prend de l’ampleur et devient l’association « pain contre la faim » en 1995 avant de s’installer avenue Géneslay au Mans, en 1997.
La même année, elle contribue à la réinsertion de personnes en difficulté. Suit l’achat du premier broyeur pour transformer le pain en chapelure qui sera commercialisée. L’association est reconnue d’intérêt général par l’état en 2014 mais est menacée de disparition à cause de difficultés financières en 2016. D’énormes efforts sont consentis pour réussir à rééquilibrer les comptes avec de nouveaux clients à l’appui. L’espace devient trop exigu d’où l’installation au 23-25 rue des frères Lumières à La Chapelle Saint-Aubin en 2019. Ce déménagement permet d’améliorer les conditions de travail du personnel salarié et bénévole et verra la naissance de l’épicerie sociale et solidaire.
Un travail d’équipe
Alain Bouvet entame sa troisième année de présidence.
Je tiens à préciser que c’est avant tout un travail d’équipe qui privilégie sans cesse le social. L’association poursuit deux buts liés par leur caractère solidaire, la réinsertion et un projet humanitaire. »
35 salariés en réinsertion
« Nous avons 35 salariés ETP en réinsertion après avoir connu des accidents de la vie. Ils restent avec nous deux ans maximum, pendant cette période nous devons leur réapprendre la rigueur entrepreneuriale, nous les aidons à régler une grande partie de leurs problèmes et nous leur trouvons un travail. Nous avons également 3 salariés encadrant.
En 2019, nous avons traité 420 tonnes de pain. Tous les jours nous faisons des tournées sur toute la Sarthe pour récupérer le pain (boulangeries, restaurants, supermarchés, cantines, etc.) qui est ensuite trié (pain blanc, pain complet,…) puis tranché et broyé pour faire de la chapelure plus ou moins fine qui servira de nourriture pour les animaux ou pour le pain blanc qui reste consommable trois jours, séché dans une salle alimentaire pour faire des cracottes ou autres sookies (depuis novembre 2018).
Nous avons également des points de collectes pour les particuliers à qui nous demandons de conserver le pain dans des sacs en papier ou en tissu, le plastique favorisant la moisissure. Nous adaptons les machines que nous bricolons nous-même en fonction de la demande. »
Épicerie solidaire et sociale
Ouverte depuis septembre 2019, 150 foyers qui représentent près de 500 personnes en bénéficient. Seules celles envoyées par des organismes sociaux y ont accès pour une durée maximum de trois mois (mais peut-être renouvelée sur proposition de l’assistante sociale), leur reste à vivre doit être inférieur ou égal à sept euros et un dispositif bien précis est alors mis en place.
Une fiche de liaison est établie par l’organisme, le bénéficiaire possède une somme d’argent et doit prendre rendez-vous (deux personnes toutes les quinze minutes). Il est accueilli par des bénévoles qui l’accompagnent et le conseillent pour ses courses (seuls les bénévoles touchent aux produits qu’ils déposent dans le chariot).
Quatre matinées d’ouverture
Le temps consacré à chacun étant de dix minutes.
Nous sommes approvisionnés par la banque alimentaire, nous achetons également des produits de longue conservation mais avons des problèmes pour nous ravitailler en produits frais. Chaque foyer règle un contrat d’adhésion de cinq euros et paie leurs courses 10 % de la valeur commerciale. Quatre équipes de huit bénévoles sont constituées pour les quatre matinées d’ouverture (9 h – 13 h) ».
Les bénéficiaires peuvent également acheter des vêtements et de la vaisselle à très bas prix « et il nous arrive de donner des peluches ou des jouets pour les enfants ».
Ils ont également la possibilité de profiter de cours de cuisine, de français, de préparation au Code de la route, de gestes/postures et de gestion de la vie dispensés par des bénévoles.
Nous sommes trente-deux bénévoles réguliers plus quelques-uns qui viennent nous aider ponctuellement, surtout pour des tâches spécifiques en fonction de leur aptitude (mécanique, maçonnerie, électricité…). Il est évident que ce genre d’association ne pourrait pas exister sans le bénévolat. »
Financement
Les salariés sont payés par l’État et « nous vivons du produit de nos ventes mais surtout grâce aux subventions des collectivités (état, région, département, ville du Mans, Le Mans métropole et les communes limitrophes) et par des dons de différentes formes. Nous sommes par ailleurs soumis à des contrôles d’hygiène et financier, ce qui va de soi ».
Projets
De 680 m2 nous devrions passer à 900 m2 au fur et à mesure que les box qui nous entourent vont se libérer ce qui nous permettra d’améliorer et d’agrandir l’épicerie. Nous voudrions, entre autres, développer les produits pour bébés et les produits d’hygiène pour les femmes. C’est pour ça que nous sommes à la recherche d’étagères et de rayonnage tout comme de matériaux pour monter des cloisons et d’électricité. »
Pour tout renseignement, contactez le 02 43 72 66 31, contact@paincontrelefaim72.org.
June 24, 2020 at 06:45AM
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Sarthe. Pain contre la faim : c'est une création de M. Dupin ! - actu.fr
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